
Ynes
Au tout départ, les yeux se fixent sur les objets de la serre qui bougent : les disques dans les arbres qui virevoltent, le moulin à vent qui tourne puis plus puis qui repart dans l’autre sens. Puis le regard se dézoome puisqu’il se pose sur les immeubles aux alentours qui ressemblent à des monstres aux mille yeux, comme une bataille de regards. Et puis, on fait attention à l’agitation de la ville autour, dont on ne fait plus partie : les bus qui passent entre les arbres, les jaugeurs, et les bruits ; les bruits d’enfants, de la circulation. Et c’est à ce moment-là qu’on réalise qu’on est "dehors" même si on est à l’intérieur de l’objet-abri. La découverte du début s’estompe jusqu’à ce qu’on s’imagine des choses : les formes des nuages des colonnes prennent vie puis disparaissent à mesure que le ciel s’assombrit.
Merci pour ce moment rare d’ennui !