
Valérie
Ça y est, j’ai veillé dans l’abri qui fait 20 pieds sur 5 (ce sont mes pieds, je fais du 36...). C’était chouette malgré le froid. La lumière est belle, gris bleu en ce jour d’hiver, et une teinte rosée m’accompagne en fin de veille. J’observe intensément, les bâtiments, les gens, les animaux, les plantes. Trois jeunes basketteurs n’ont pas cessé de jouer. Je les vois courir et sauter, je n’entends pas leurs pas mais je devine le "cling" du ballon sur le panier. Une jeune joyeuse tourne dans le parc. Elle ne m’a pas vue tout de suite dans l’abri. Un homme en anorak longe les jardins ouvriers et me fait face à un moment, mais il n’a pas osé me faire signe...
Au loin, je remarque plein sud, entre deux bâtiments des Docks, un très grand immeuble. Je cherche ce que c’est : le Défense ? Non, c’est trop loin. Le Palais de Justice, ah oui peut-être.
Et ce bâtiment à l’ouest, façon "boule à facettes". Des lumières sur sa façade changent en continu de teinte. J’entends le bruit assourdi, incessant des véhicules sur l’avenue. Et je pense à la folie des humains. Et je pense à la folie des humains. Un ragondin a longuement brouté de l’herbe puis est reparti. La meule de foin fauché, en plein milieu du champ à l’ouest, me rappelle un tabou connu. Une petite mésange, curieuse, a volé au dessus des buissons en faisant plusieurs allers-retours. J’ai perçu son "titi - titi - titi". De l’autre côté, des familles entrent et sortent du conservatoire. Et je me dis : "Prenez le temps d’admirer le parc, sa vie, le ciel".
Merci pour cette veille, moment de curiosité et de bien-être.