
Tara
Tout au fond, à l’horizon, les tours de la Défense. Devant, des immeubles hyper modernes. Et entre eux et l’abri, une végétation dense et fleurie, vu la saison. Malgré la chaleur difficilement supportable au début, l’heure est passée bien plus vite que je ne l’aurais cru. J’ai été divertie par la faune, essentiellement volatile, et la flore, dont la renaissance est toujours extrêmement plaisante à contempler. Cette expérience m’a fait réaliser à quel point je manque de vocabulaire et de connaissances du monde naturel francilien. Trois hirondelles (à moins que ce fussent des pies) m’ont particulièrement divertie, à sautiller et à jouer dans une allée du potager.
Le soleil se couchant, la chaleur est devenue plus supportable. Mais, horreur ! Ce sont les moustiques qui l’ont remplacée. Bien protégée dans l’abri, je n’ai pas eu à m’inquiéter d’être piquée, mais leur présence chaque minute plus nombreuse ne me rend pas optimiste sur les soirées à venir que je comptais passer dehors.
Ce soir, la ville m’a ouvert une petite partie de son cœur, et je me suis honorée d’avoir pu veiller sur elle. Je me suis imprégnée du paysage et l’ai imprimé dans ma rétine, comme s’il allait disparaître demain.