
Sylvie
Sortie de l’étuve, de "l’objet".
Difficulté les premiers moments avec la chaleur. Quelques suées et puis s’habituer. Laisser trainer son regard.
D’abord sur les gens, les jardiniers, un couple de personnes âgées très touchant, deux jeunes en trottinette qui font le tour des jardins.
Le soleil d’abord perçant, la pollution très présente, nuage.
Comme un nuage au dessus des la Défense qu’on aperçoit au loin.
Puis "rentre" dans les bruits les oiseaux, beaucoup d’oiseaux
Les cris des enfants qui jouent , qui s’interpellent. Tout un petit monde qu’on devine à l’arrière.
Derrière nous.
Le printemps est là et quelle joie d’apercevoir la végétation, les premiers bourgeons. Les arbres sont encore, à mon goût, trop petits. Je préfère les parcs de la Légion d’Honneur à St Denis, par exemple. Là, trop d’horribles constructions.
Je préfère regarder le sol, les premiers jardins ouvriers et les deux très beaux arbres qui restent à l’arrière.
Un moustique perturbe mon attention dans l’habitacle.
Et une autre surprise est coincée entre deux immeubles sur la droite, un jeu de lumière sur un immeuble ou je ne sais quoi.
Très intriguant.
A un moment la fumée de la TIRU s’élève très légèrement.
Petit à petit le soleil descend, le cors s’habitue à la position debout. Pieds nus bien ancrés dans le sol et chasser, comme on le fait au yoga, les mauvaises pesées, les soucis de la journée, le stress, la course pour arriver à l’heure, la fatigue accumulée. Je suis contente de ce moment car j’ai vraiment réussi à m’extraire du quotidien. Observer tout ce monde, je ne pensais pas qu’il y avait autant de monde à cette heure là. Cela donne envie de revenir veiller...
Merci pour ce projet très original.