
Sylvaine
Première impression ou plutôt impulsion : envie de franchir le rectangle de lumière suspendue. joie de marcher dans le vide. Ai-je fait le vide pendant cette heure de veille où tous mes sens étaient en éveil ? Pas vraiment ! Cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce moment. Des battements empressés des hirondelles, aux crissements des trains, en passant par le chant des oiseaux, mes pensées ont vagabondé. Il n’est pas si évident de les coucher sur le papier. C’est amusant je prends trains suivent le train à la Gare de Lyon. désormais, je sais que les images de ma veille me reviendront à l’esprit lorsque je prendrai le train. Ah que j’aimerais marcher sur les toits, sauter d’un immeuble à l’autre. Folie que certains s’autorisent ? Récemment je me suis demandé ce qui faisait que l’on ne ressent pas le mouvement de rotation de la Terre. J’ai imaginé l’abri suspendu, immobile, pendant que la Terre poursuivait son mouvement éternel.
M’élever non pas pour dominer, mais pour embrasser le monde et y trouver ma place. Telle est peut-être la raison pour laquelle j’aime tant avoir un point de vue en hauteur. Je suis pleine de gratitude pour cette expérience suspendue.