Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Stéphanie

dimanche 19 octobre 2025 à 17 h 53

En entrant dans l’objet-abri, j’ai tout de suite aimé son odeur, la lumière dorée et la cou­­leur miel des murs, du sol et du pla­­fond. On s’y sent bien, comme dans une cabane rêvée d’enfant, ver­­sion "adulte". Mon regard se pose sur la ville comme sur un livre, je la par­­cours de haut en bas, de gauche à droite. D’abord les toits, les ter­­ras­­ses, les deux immen­­ses che­­mi­­nées dres­­sées sur la ville comme deux totems, tout d’abord car peu mena­­çants, puis plus fami­liers avec le temps.
Les arbres sont magni­­fi­­ques, leur feuillage autom­­nal paré de rouge, de vert citron, de brun.
On entend les sons de la ville, des enfants, le pas des cou­­reurs, la pluie, une sirène au loin. Le jour décline, on dis­­tin­­gue mal les cou­­leurs à pré­­sent. Le cadre doré de lumière se res­­serre. Les fenê­­tres s’allu­­ment une à une. Je sors de l’objet pleine de ques­­tions sur ce que c’est de veiller, sur la ville, les autres, sur soi. J’en sors cons­­ciente de l’impor­­tance d’être "pré­­sente", "éveillée", et d’obser­­ver les petits chan­­ge­­ments. Merci pour cette paren­­thèse, rare et pré­­cieuse.

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