
Stéphanie
En entrant dans l’objet-abri, j’ai tout de suite aimé son odeur, la lumière dorée et la couleur miel des murs, du sol et du plafond. On s’y sent bien, comme dans une cabane rêvée d’enfant, version "adulte". Mon regard se pose sur la ville comme sur un livre, je la parcours de haut en bas, de gauche à droite. D’abord les toits, les terrasses, les deux immenses cheminées dressées sur la ville comme deux totems, tout d’abord car peu menaçants, puis plus familiers avec le temps.
Les arbres sont magnifiques, leur feuillage automnal paré de rouge, de vert citron, de brun.
On entend les sons de la ville, des enfants, le pas des coureurs, la pluie, une sirène au loin. Le jour décline, on distingue mal les couleurs à présent. Le cadre doré de lumière se resserre. Les fenêtres s’allument une à une. Je sors de l’objet pleine de questions sur ce que c’est de veiller, sur la ville, les autres, sur soi. J’en sors consciente de l’importance d’être "présente", "éveillée", et d’observer les petits changements. Merci pour cette parenthèse, rare et précieuse.