
Sara
Un lever aux aurores pour une veille bien mystérieuse.
J’en retire une sérénité incroyable, un ancrage très fort, en soi comme dans le monde. On oublie le temps, il se rappelle à nous par le vol de quelques oiseaux, la fumée au loin qui souffle d’un immeuble.
Le jour se lève, la lumière allume le paysage et alors la perspective s’offre à nous. De nouveaux éléments apparaissent, des serres, au loin, qui étaient jusqu’alors cachées, des tournesols ? dans un angle, et la présence humaine, peu à peu. Un flâneur qui vient observer la pousse de ses légumes, une petite dame pressée qui va, où ? On ne le saura pas.
Pendant une heure, trop courte, dans cette petite boîte, j’ai pu veiller, en moi, et sur ce petit monde.