
Pierre-Yves
Un perchoir au dessus de Paris. Une chambre avec vu. Le soleil n’est pas venu, mais les nuages défilent lentement, s’effilochent, s’épaississent et s’en vont à l’horizon. Je fais une drôle d’expérience d’infini alors que mon corps est bloqué dans une cabine en bois de pin. Mes sens, plus en éveil que d’habitude, se laissent happer par le crissement des rails à Gare de Lyon, le pépiement des hirondelles qui se chamaillent. Mais surtout mon corps se laisse griser par ce couloir étroit qui me propulse littéralement en plein Paris. Un corps à la fois contraint par l’espace exigu et pourtant libéré de celle de la pesanteur. Une heure parmi les plus riches depuis longtemps. Et les plus inspirantes.
Merci !