
Perrine
Espace
on rentre. on voit. on est étrangers. on est maladroits. on ne sait pas vraiment ce qu’on fait là. Cube. Carré, Rectangle.
– Qu’est-ce que je fais là ?
Vision
Puis on regarde vraiment. Est-ce que je vais m’apercevoir du temps ? Est-ce que je vais voir quelque chose ? On croit avoir tout vu mais petit à petit tout s’éclaircit. Non pas que avec la lumière mais avec la prise de temps de REGARDER.
VIE
Des oiseaux volent bas, des oiseaux volent haut. Des centaines d’oiseaux, d’autres animaux, des tonnes d’insectes. Personne ne me voit et je ne vois presque personne. J’ai capté : 5. CINQ. Et partout, l’humain est partout, la vie : les plantes, les fleurs ( ces tournesols, ce figuier), ce bâtiment construit, pensé, dessiné, emprunté, habité. Les jardins entretenus, les tomates. On se sent seul mais la présence de milliers d’êtres nous entoure.
OUÏE
On entend peu au début. Petit à petit on prend conscience des oiseaux, du vent, du flux incessant de voitures derrière nous, des bruits de pas dans le sol (on entend les petits cailloux). Puis notre souffle, notre coeur qui bat.
Temps
Le ciel. LE CIEL. Cette couleur, ces couleurs m’ont fait pleurer. Comment ai-je pu oublier de le regarder. Comment se fait-il que la palette soit aussi belle ? Rose, rosé, pâle, bleu foncé, blanc gris, jaune ...
je cligne de l’oeil et il change
TEMPS
Quel luxe de prendre le temps, de l’oublier, de remarquer qu’il existe et en même temps qu’il existe pas. INVENTION. Le privilège. Quelle douceur. C’est un poème ressenti de tout son être, émotion, sensations.
On ressort avec un plaisir infini.
Le temps.
Il faut être ici et maintenant.
Nous sommes si petits
Notre corps est si lourd.
Nous ne sommes rien.
Et nous sommes un tout.
Merci d’avoir sublimé la simplicité de la vie.
La richesse de celle-ci.