
Peggy
Une nouvelle veille, la troisième, et quelle veille !
Celle-ci ne me propose pas de surplomber la ville ou de surplomber un parc. Une nouvelle expérience du soleil couchant, du dedans-dehors, une nouvelle rencontre avec la nature, la vie, le silence et avec moi-même. Cette fois, cette veille, ma veille est chaude. Il fait chaud dedans et dehors le soleil se révèle dans les espaces des branches comme un spot, un véritable éclairage de cinéma ! Je l’ai vu glisser petit à petit vers la terre pour ne laisser que des lignes d’horizon roses et rouges.
Ne pas penser, me dis-je... regader, écouter.
Les bruits sont hors-champ, les enfants jouent, rient et crient !
Ils ne veulent pas se coucher, c’est bien normal d’en profiter, c’est les vacances ! Ils ne me voient pas, je suis tout proche mais personne pourtant ne me voit ou plutôt ne me regarde. Etrange et grisante sensation d’être invisible !
Devant moi, la nature défie les immeubles, tous forment un ensemble silencieux. Pas de guerre, de la place pour que les plantes poussent. Elles seront un jour peut-être aussi hautes que ces immeubles. Je vois la main de l’homme, celle qui crée, qui crée ce monde où cohabitent les fleurs et le béton. J’aime cette image. Malgré la chaleur de l’abri, elle m’apaise. C’est bizarre.
Des insectes viennent me dire bonne nuit. Tiens, un ragondin que j’aperçois dans le feuillage disparait dans un pas lourd vers le repos du brave, sans doute.
La nature est si proche de moi. Elle est là à me regarder ou alors non, elle-même reprend ses droits et détourne son regard du mien. Tellement de choses dans cette veille que j’en suis épuisée mais ravie ! Une nouvelle fois, cette expérience est unique. Repos. Merci !