Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Peggy

jeudi 7 août 2025 à 20 h 19

Une nou­velle veille, la troi­sième, et quelle veille !
Celle-ci ne me pro­pose pas de sur­plom­ber la ville ou de sur­plom­ber un parc. Une nou­velle expé­rience du soleil cou­chant, du dedans-dehors, une nou­velle ren­contre avec la nature, la vie, le silence et avec moi-même. Cette fois, cette veille, ma veille est chaude. Il fait chaud dedans et dehors le soleil se révèle dans les espa­ces des bran­ches comme un spot, un véri­ta­ble éclairage de cinéma ! Je l’ai vu glis­ser petit à petit vers la terre pour ne lais­ser que des lignes d’hori­zon roses et rouges.
Ne pas penser, me dis-je... rega­der, écouter.
Les bruits sont hors-champ, les enfants jouent, rient et crient !
Ils ne veu­lent pas se cou­cher, c’est bien normal d’en pro­fi­ter, c’est les vacan­ces ! Ils ne me voient pas, je suis tout proche mais per­sonne pour­tant ne me voit ou plutôt ne me regarde. Etrange et gri­sante sen­sa­tion d’être invi­si­ble !
Devant moi, la nature défie les immeu­bles, tous for­ment un ensem­ble silen­cieux. Pas de guerre, de la place pour que les plan­tes pous­sent. Elles seront un jour peut-être aussi hautes que ces immeu­bles. Je vois la main de l’homme, celle qui crée, qui crée ce monde où coha­bi­tent les fleurs et le béton. J’aime cette image. Malgré la cha­leur de l’abri, elle m’apaise. C’est bizarre.
Des insec­tes vien­nent me dire bonne nuit. Tiens, un ragon­din que j’aper­çois dans le feuillage dis­pa­rait dans un pas lourd vers le repos du brave, sans doute.
La nature est si proche de moi. Elle est là à me regar­der ou alors non, elle-même reprend ses droits et détourne son regard du mien. Tellement de choses dans cette veille que j’en suis épuisée mais ravie ! Une nou­velle fois, cette expé­rience est unique. Repos. Merci !

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