
Pauline
Une sensation de claustrophobie pour les premières minutes. On se retrouve seuls, dans cette boîte en bois, pendant que la ville dort. Un gros silence avec un léger bruit de voitures en fond, mais sinon, personne, seulement la lune qui disparait et la lumière du jour de plus en plus intense. Une fois les premières minutes passées, on se met à se parler à soi-même, à essayer de combler ce vide et ce silence. Le son de la voix résonne mais ça aide à créer une "présence".
J’ai commencé à compter 60 secondes pour essayer de calculer le temps passé. J’ai chanté pour calculer environ 3 minutes. Je me suis parlée de ma vie et le temps finit par passer sans que je m’en rende compte.
J’ai énormément bougé dans la boîte, pour m’étirer, pour marcher, pour ne pas simplement rester stoïque.
Ce fut une expérience étonnante, on n’est pas habitués à n’avoir aucune notion de temps pendant si longtemps, sans aucune autre distraction que nous-mêmes.
Ce fut une expérience apaisante, un moyen de se réveiller avec soi-même et ses pensées.
Ce fut une expérience enrichissante, permettant d’en savoir plus sur notre notion de combler le silence (ou de l’accepter) et d’occuper l’espace.
Merci d’avoir mis en place ce cycle des veilleurs et merci à mon accompagnateur.