Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Pauline

dimanche 10 août 2025 à 06 h 36

Une sen­sa­tion de claus­tro­pho­bie pour les pre­miè­res minu­tes. On se retrouve seuls, dans cette boîte en bois, pen­dant que la ville dort. Un gros silence avec un léger bruit de voi­tu­res en fond, mais sinon, per­sonne, seu­le­ment la lune qui dis­pa­rait et la lumière du jour de plus en plus intense. Une fois les pre­miè­res minu­tes pas­sées, on se met à se parler à soi-même, à essayer de com­bler ce vide et ce silence. Le son de la voix résonne mais ça aide à créer une "pré­sence".
J’ai com­mencé à comp­ter 60 secondes pour essayer de cal­cu­ler le temps passé. J’ai chanté pour cal­cu­ler envi­ron 3 minu­tes. Je me suis parlée de ma vie et le temps finit par passer sans que je m’en rende compte.
J’ai énormément bougé dans la boîte, pour m’étirer, pour mar­cher, pour ne pas sim­ple­ment rester stoï­que.
Ce fut une expé­rience étonnante, on n’est pas habi­tués à n’avoir aucune notion de temps pen­dant si long­temps, sans aucune autre dis­trac­tion que nous-mêmes.
Ce fut une expé­rience apai­sante, un moyen de se réveiller avec soi-même et ses pen­sées.
Ce fut une expé­rience enri­chis­sante, per­met­tant d’en savoir plus sur notre notion de com­bler le silence (ou de l’accep­ter) et d’occu­per l’espace.
Merci d’avoir mis en place ce cycle des veilleurs et merci à mon accom­pa­gna­teur.

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