
Nicolas
Le lieu des paradoxes, quand on passe du jour à la nuit. Je suis seul dans cet abri, sans être isolé du monde. Mes yeux sont à l’affût du moindre mouvement, de la moindre variation de couleur, de lumière.
Immergé dans la nature domestiquée, je perçois le monde des hommes tout proche. C’est le bruit étouffé de la ville que j’ai laissé derrière moi. C’est l’architecture omniprésente et diverse autour du parc, jusqu’à un Stade (de France ?), jusqu’à la Défense qui miroite dans le couchant. La ville partout. Et puis, petit à petit la Nature se rappelle à moi : une petite souris tourne autour de l’abri, des pies virevoltent, des insectes dansent dans les derniers rayons du soleil.
Et moi dans tout ça ? Quelle importance ? C’est mon appartenance à un tout, à une chaine, à une oeuvre collective qui prend sens ici. Une très belle aventure !