Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Nathalie

dimanche 14 septembre 2025 à 07 h 26

Veiller c’est être réveillé.
Veiller c’est être éveillé, atten­­tif.
Veiller c’est être à l’écoute, c’est pren­­dre soin.
Veiller, veilleur, veillant...

Voir le monde autour de soi s’éveiller. Face à ce parc, à la nature mais aussi face à ces immeu­­bles. On est immergé dans la ville.
La nature est très pré­­sente, les végé­­taux, les ani­­maux. C’est ici leur moment. Pendant ce moment ce sont sur­­tout eux qui m’accom­­pa­­gnent, je détaille les arbres, les plan­­tes, des pota­­gers, je vois le va-et-vient des oiseaux qui se réga­­lent ici ou là. Deux per­­ru­­ches illu­­mi­­nent ce ballet de leur éclat.
J’entends de plus en plus le bruit de la ville, sur­­tout de la cir­­cu­­la­­tion, des pas aussi, plus ou moins rapi­­des. Et puis un pre­­mier humain dans mon champ de vision. Un éclair lumi­­neux, en face, dans les immeu­­bles, le reflet du soleil sur une fenê­­tre qu’on ouvre. Je prends cons­­cience de toute cette vie autour que j’ima­­gine, mais ne vois pas. Je vois ensuite quel­­ques per­­son­­nes, mar­­chant ou cou­­rant dans cet espace, dans ce moment du début de jour­­née où tout est pos­­si­­ble.
Veiller ainsi, d’une façon qui peut appa­­raî­­tre inu­tile, m’a fait penser à tous ceux qui veillent aussi sur moi de façon directe ou indi­recte, ma famille, mes amis, mais aussi tous deux qui font que je suis là, fai­­sant ce que je fais, en bonne santé. J’ai aussi pensé à ceux sur qui j’ai veillé, je veille et je veille­­rai. Être un maillon d’une chaîne d’atten­­tion qui fait que chacun peut trou­­ver sa place dans ce monde.
Ce qui m’a le plus marqué, c’est cette pré­­sence de la nature qui occupe ce lieu et tout autour les humains qui sont là, très nom­­breux. Mais pen­­dant cette heure, cet espace était pour la nature. Une expé­­rience d’immer­­sion, d’atten­­tion, de réflexion.

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