
Mymy
J’ai veillé sur mes proches. J’ai veillé sur la ville. J’ai veillé sur le monde. J’ai veillé avec mon cœur et mon âme sur ceux que j’aime et ceux que je ne connais pas. J’ai lâché mon corps pour essayer de partir loin en respirant, en souriant, en aspirant à de meilleurs jours pour notre bien-être. J’ai regardé le soleil descendre, se reposer, se refaire une santé en nous abandonnant le temps d’une nuit en lui demandant de revenir demain plus fort, plus chaud, plus doux sur nos peaux et dans nos cœurs. J’ai regardé à travers les fenêtres les buildings devant moi, imaginant la vie de chaque famille, de chaque être à l’intérieur. Je me suis demandé s’ils me voyaient, s’ils se sentaient sereins à l’idée que quelqu’un les observe et prenne soin d’eux. Je me demandais si mon regard leur semblait inquisiteur, curieux ou bienveillant. Les perruches sont venues jouer et rigoler devant moi, inconscientes de ma présence. J’ai entendu les enfants rire, les adolescents jouer au basket, les adultes discuter. M’ont-ils seulement vue ? Quel délice de tout entendre et d’observer sans être vue, regardée et entendue. Quel délice de veiller dans la plus pure des invisibilités. J’ai veillé. J’ai médité. J’ai adoré.