
Maxime Benjamin
Mon expérience a été multiple. Sans autre distraction que moi même et une ville, un panorama réduit à l’observation, bien difficile d’être soi-même une distraction pour l’autre. Alors j’ai quitté mes rôles et les ai quasiment tuer à tuer, l’un après l’autre. Mes devoirs-faire aussi : mettre le temps à profit, utiliser le corps... tout est devenu si vide sens. Rien à faire là-haut. Je me suis ennuyé et j’ai ri. J’ai failli pleurer en croyant un vélib par terre. J’ai observé les éboueurs et les cartables des enfants après avoir compté de différentes façon les fenêtres d’immeuble.
J’ai eu l’impression en regardant à l’Ouest que c’était l’Est, et en me retournant et voyant le soleil, je me suis dit " tiens, bizarre, il y a deux soleil..." J’ai interrogé ma vie et le vide de l’expérience qui laisse place à : c’est quoi, mon choix ? Ma détermination ? Où ai-je envie, qu’ai-je envie de faire de cette vie ? Tout ça en filigrane.
J’ai pensé "Merci à tout ce que je n’ai pas vu ou pas perçu", et à la fin, Sophie m’a demandé si j’avais pu voir l’heure sur la Tour de la gare de Lyon... C’est intéressant tout ça.
Merci au gardien de nuit qui veille mon accompagnatrice pendant que je veille la ville...
Bonne expérience de l’interdépendance et de l’absence d’en-soi.