
Marion
Surprise du cadre porte lumineux que je découvre en m’installant dans le refuge des veilleurs !
Je me sens comme dans une cathédrale. On entendait bien mieux les oiseaux avant d’entrer. Les cloisons en bois (dont les essences ne laissent pas indifférent !) atténuent les chants, et le bruit sourd de la circulation se fait tapis sonore. Merci oiseaux qui avez charmé cette heure par des piaillements, des roucoulements si variés, et vos trajets en tous sens dans le ciel et d’arbre en arbre, parfois en couple, en groupe...et puis en voilà un solitaire.
Le marron des carrés ou rectangles de terre c’est ce qui a le plus attiré mon regard pour commencer ! Je ne peux m’empêcher de penser aux jardinier.es citadin.es qui font de notre grand parc une pépite de Saint-Ouen.
J’essaie d’arrêter de penser ! Ciel bleu (ciel !) pas un nuage ? Si ! La fumée de cette installation de chauffage urbain en dessine un, qui se meut, change de forme, cache la haute cheminée et finit par la dissiper.
Au loin, j’observe avec curiosité le mouvement très très très lent d’une grue de chantier rouge et blanche, un gros bloc pend au bout d’un fil. Et je pense à toi l’ouvrier qui t’es levé avant tous.
Les reflets sur la Défense au loin, magnifiques à mon arrivée, on vite disparu. Le soleil est plus généreux pour les arbres qui déjà colorés sont de plus en plus lumineux. Petites touches de couleurs vives d’épouvantails créatifs, un tourniquet aux ailes jaunes, bleues, vertes... il y a peu de vent mais il suffit à animer les sacs poubelles noirs qui sont comme de drôles de drapeaux. L’heure se termine !