
Marie-Pia
Le soleil a failli se lever. Il a pointé derrière un immeuble. On devinait son éclat doré. Des traces roses se tenaient dans le ciel comme une promesse. Et puis rien. L’éclat s’est terne. Le rose s’est effacé. Alors j’ai regardé l’ouest qui devenait toujours plus afumeto. Un gris toujours plus épais, diffus. J’ai veillé sur le gris. En bas les gens n’étaient ni plus ni moins nombreux. Ni plus ni moins rapides. Les joggeurs aux habits orange et fuscia ont disparu. J’ai cherché les arbres. De loin le vert disparaît. Que du gris. J’ai mis mes idées en ordre. Je me suis racontée une histoire : je suis une veilleuse. J’ai pensé (senti) que c’était la position que j’avais préféré occuper dans mon existence. Un grand merci à toute l’équipe pour cette expérience et en particulier à Mojdeh mon accompagnatrice pour son accueil !