
Marie-Laure
Une heure debout : court et long
Court dans ma perte de repère du temps qui passait.
Et long avec les petits maux de mon corps : la bride de la chaussure qui blesse le pied, une tension au niveau des omoplates.
Parfois en moi déconnectée de mon environnement, parfois dans l’observation des vols d’oiseaux, des moulins colorés qui tournent, des lumières qui s’allument.
Au tout début, j’ai été saisie par une émotion, comme si l’on venait de me faire un cadeau inattendu : je voyais devant moi le reflet de ma silhouette et du rectangle lumineux de l’éclairage. J’étais encadrée comme une star, comme un encadrement que je m’offrais -puisque j’étais la seule à pouvoir le voir- et qui m’était offert dans le cadre du Cycle.
Quelle gratitude que de me percevoir ainsi !
L’abri avait été aéré après ces heures de soleil, non refroidi par l’orage de l’après-midi et cependant la chaleur des pas de bois irradiaient de chaleur, qui petit à petit s’est mis à diminuer en intensité.
Le soleil n’était pas visible, ou juste dans l’éclairage d’un nuage blanc qui est passé parmi les nuages plus foncés, dessinant une silhouette de jeune enfant -mon cœur s’est serré près à battre fort. Un signe de mon bébé parti trop tôt ? Que je peux maintenant laisser partir. Je pourrais écrire encore bien des lignes de ce qui m’a traversé. Je finirai juste avec cette sensation de proximité avec les personnes présentes dans le parc et celles dans les tours malgré la distance : comment je peux être en moi, à l’écoute de mes sensations et de mes émotions et en même temps proche de mon environnement.
Très bon à vivre. Un grand merci pour cette expérience !