Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Marie-Laure

samedi 3 mai 2025 à 20 h 09

Une heure debout : court et long
Court dans ma perte de repère du temps qui pas­sait.
Et long avec les petits maux de mon corps : la bride de la chaus­sure qui blesse le pied, une ten­sion au niveau des omo­pla­tes.
Parfois en moi déconnec­tée de mon envi­ron­ne­ment, par­fois dans l’obser­va­tion des vols d’oiseaux, des mou­lins colo­rés qui tour­nent, des lumiè­res qui s’allu­ment.
Au tout début, j’ai été saisie par une émotion, comme si l’on venait de me faire un cadeau inat­tendu : je voyais devant moi le reflet de ma sil­houette et du rec­tan­gle lumi­neux de l’éclairage. J’étais enca­drée comme une star, comme un enca­dre­ment que je m’offrais -puis­que j’étais la seule à pou­voir le voir- et qui m’était offert dans le cadre du Cycle.
Quelle gra­ti­tude que de me per­ce­voir ainsi !
L’abri avait été aéré après ces heures de soleil, non refroidi par l’orage de l’après-midi et cepen­dant la cha­leur des pas de bois irra­diaient de cha­leur, qui petit à petit s’est mis à dimi­nuer en inten­sité.
Le soleil n’était pas visi­ble, ou juste dans l’éclairage d’un nuage blanc qui est passé parmi les nuages plus foncés, des­si­nant une sil­houette de jeune enfant -mon cœur s’est serré près à battre fort. Un signe de mon bébé parti trop tôt ? Que je peux main­te­nant lais­ser partir. Je pour­rais écrire encore bien des lignes de ce qui m’a tra­versé. Je fini­rai juste avec cette sen­sa­tion de proxi­mité avec les per­son­nes pré­sen­tes dans le parc et celles dans les tours malgré la dis­tance : com­ment je peux être en moi, à l’écoute de mes sen­sa­tions et de mes émotions et en même temps proche de mon envi­ron­ne­ment.
Très bon à vivre. Un grand merci pour cette expé­rience !

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