
Marie-Aude
J’étais à l’abri, sans corps initialement, j’essayais de distinguer le paysage derrière l’opacité de la vitre glacée par le froid, il y avait des petites coulures, puis des battements d’ailes furtifs, un oiseau que j’ai distingué plus tard... Les volutes des deux cheminées en haut indiquaient le mouvement perpétuel et évanescent comme les nuages qui se dispersaient, au centre, le cœur des bâtiments et l’impression, avec les cheminées actives, d’être à bord d’un paquebot dans une croisière sereine et élancée. Et puis j’ai senti mes pieds, mes épaules et mon début d’ancrage dans le sol de l’abri, la serrure travaillait, la porte s’ouvrit, l’heure était passée…
Ô temps, suspends ton vol...
Merci à Hui pour son accueil et pour l’expérience inachevée !