
Loïc
mercredi 7 mai 2025 à 20 h 15
A mesure que j’entre dans l’objet-abri, le temps commence déjà à s’écouler différemment. Vague impression d’abord, puis peu à peu une certitude. Le soleil termine sa course, tranquillement.
Le vent souffle, doucement.
Le regard s’habitue à cette lenteur.
Il prend le temps de se poser, sur chaque individualité qui évolue là, de la plus grande à la plus petite.
Des arbres aux fleurs, des oiseaux aux insectes. Des humains aux rongeurs. Chacune suit son cours, sans trop interférer avec celui des autres.
Petit à petit, ce grand bac prend sens.
Il forme un tout qui s’ignore.
Mais j’entends des pas qui s’approchent, il est temps pour moi d’y retourner.