Témoignages

Année #3

Grand Parc de Saint-Ouen, du 15/12/24 au 15/12/25

Lionel

jeudi 6 février 2025 à 16 h 56

De la lumière du jour vers la fin du jour.
Le silence, pres­­que silence, les bruits de la ville, ponc­­tués par les bruits des chants des oiseaux. Je choi­sis de regar­­der le pay­sage, de regar­­der les masses de plan­­tes défi­­nies par des cou­­leurs d’hiver, des roux, des bruns, quel­­ques cou­­ches de vert. Les bar­­riè­­res des jar­­dins, les abris des jar­­di­­niers. Des haies cen­­sées accueillir la bio­­di­­ver­­sité, je ne vois qu’une forme qui passe très rapi­­de­­ment et que je n’ai pas le temps d’iden­­ti­­fier, un oiseau ? Un ron­­geur ?
Respiration, apai­­se­­ment, le froid est une sen­­sa­­tion pas si désa­­gréa­­ble que cela, je retire même mon man­­teau pour sentir cette frai­­cheur. Je res­­pire len­­te­­ment et j’essaye de me concen­­trer sur cette res­­pi­­ra­­tion, je balance mon corps d’un pied à l’autre, entre ses pieds ancrés, son dos et sa nuque et sa tête qui s’élance, se res­­sen­­tir dans le laps de temps, s’apai­ser, ne pas être pressé d’écourter ce temps impar­­fait, mais tâcher d’en savou­­rer les secondes et les minu­­tes. Ne pas cher­­cher à mesu­­rer le temps. Pourtant, lors­­que je serai "déli­­vré", je l’aurai bien estimé.
L’odeur de la cabane m’enve­­loppe. J’aurais aimé sentir l’odeur des plan­­tes, de la terre, du jardin, pour­­tant ce sera l’odeur du bois qui m’enve­­lop­­pera, et mon propre parfum.
Doucement la lumière décroît, len­­te­­ment. Cette len­­teur si pré­­cieuse s’égare, ce temps immo­­bile est rare, si pré­­cieux.

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