
Joëlle
Une veille bien particulière en cette fête du 14 juillet (que je n’avais pas anticipée). La musique est assourdissante, mon coeur bat très fort prêt à exploser, je réagis corporellement en me déplaçant dans ce long couloir comme un animal enfermé, les index pourtant fortement appuyés sur les lobes de mes oreilles. Miracle, la musique s’arrête, les oiseaux qui volaient en tous sens sans que leurs chants me parviennent se calment également. Je me retrouve face au paysage et à moi-même, le soleil s’estompe peu à peu et je veille enfin sur les jardins ouvriers et les immeubles comme un ange protecteur et bienveillant.
Les 2 rectangles lumineux à l’extérieur de l’habitacle me fascinent, je me vois avancer et reculer dans le paysage et le cadre qu’ils ont créé, (l’idée est magnifique !).
Malheureusement, la musique reprend et le supplice qui va avec. Je ne supporte plus cet enfermement et attends mon guide à l’extérieur.