
Jeanne-Marie
J’ai embrassé l’aube d’été, disait Rimbaud…
Ce matin j’ai embrassé l’aube de printemps.
D’abord le rose, les contours flous, doux, le vert du jardin qui sort de la nuit, les premières fleurs des fruitiers...
Mon premier visiteur est un rouge-gorge qui colle son bec à la fenêtre. Les oiseaux vont et viennent, volent par deux, parades matinales ou en petites bandes. Leurs chants envahissent l’espace. Ce matin est très beau et serein, la lumière monte et seules les mélodies des oiseaux m’entourent. Face à moi les verts, toutes nuances, les feuillages, les arbres, et la vie qui grouille de plus en plus. Dans mon dos, la ville bruisse légèrement, puis ronronne, puis s’agite, les sons montent... Je les oublie, m’abandonne à la nature qui vibre à mes pieds, je suis dans cet espace. Une mésange vient chanter, je suis la pie qui bâtit son nid, peu à peu les hommes et femmes s’immiscent, la lumière devient dorée, les contours se précisent, le jour est bien là... 1h déjà et les derniers visiteurs sont deux perruches vertes totalement exotiques !
Merci pour cette douce parenthèse.