
Guillaume
Le ciel très bouché me fait d’abord me concentrer sur les gouttelettes qui ornent la paroi. Différentes formes s’offrent à mes yeux.
Et puis l’esprit divague tout seul, au son du bruit continu d’une pluie diluvienne sur l’abri.
Peu de présence en cette aurore encombrée, quelques oiseaux intrépides volent tout de même en groupe, et en rase-motte.
De l’autre côté, quelques lumières de signalisation esquissent un petit bout de panorama urbain.
La lumière s’épaissit progressivement dans un ciel toujours maussade. Les pensées vont, viennent et reviennent. L’heure file à toute vitesse alors qu’on l’aurait pensée lente.
Le temps d’une respiration dans une zone de protection.
L’heure finie, il faut affronter la pluie.