
Guillaume
Un deuxième essai. Une deuxième chance.
La journée se termine, la pression se relâche. Les pensées restent, un peu, avant l’observation.
D’abord plein cadre, le paysage à 360°. Le ciel est un peu bouché, quelques rayons percent. Parfois un bout de disque doré apparait. On pourrait ne rester que sur le ciel, et ses nuances de gris-jaunes.
Puis des détails, le blanc d’un arbre, les basketteurs, la lumière changeante d’une façade au loin. Au pied, la canette de Fanta, dernier vestige du week-end. Des oiseaux font rase-motte sur l’abri.
Et puis des sons, beaucoup de sons. Quelques cris, le trafic en continu, routier voire aérien. Le pas élégant des joggeurs, son propre souffle qui trouve son rythme autour de tout ça. La lumière baisse, les sifflets du parc qui sonnent la fermeture. La porte qui s’ouvre, une heure déjà.
Alors, on regarde une dernière fois, pour se souvenir de ce qu’on voit, de ce qu’on est.