
Geoffroy
Il fait déjà bien jour quand Pascal referme la porte de l’abri dans des bruits qui évoquent l’emprisonnement : porte qui se ferme, bruits de clés puis de pas qui s’éloignent. Mais ici pas de barreaux à la fenêtre : une vitre en plexiglas où se reflète un cadre lumineux que je cherche dans un premier temps à occulter avec mon corps. C’est peine perdue, je prends le parti de reculer et il me dérangera de moins en moins.
L’être humain est partout et invisible. J’ai compté 5 ou 6 personnes maximum, 3 ou 4 coureurs et 3 personnes qui marchaient au loin.
Je segmente l’espace, le temps, compte les oiseaux qui règnent en maître – beaucoup de pigeons, une dizaine de pies, 3 ou 4 merles, un petit oiseau bleu vif, un groupe d’oies, ou ce que j’ai imaginé en être…
L’esprit divague puis est ressaisi par un détail qui a changé, les nuages qui s’écartent et tout semble transfiguré, les arbres changent de couleurs, deviennent d’un vert vif.
Pascal toque à la porte. L’abri me semble être un sauna entre la chaleur et l’odeur du bois. C’est passé vite, il fait jour.