
François
S’il n’y avait ni guerre, ni religion, le nombre de jours fériés serait réduit. On garderait les meilleurs, le 1ᵉʳ mai la fête des travailleurs·euses et le 14 juillet le début de la révolution contre les privilèges (ou la concorde).
Aucun bien lien, j’y pense simplement en écrivant la date.
Je ne comprends pas ceux ou celles qui aiment ne rien faire (celui ou celle qui a inventé le mot "chill" aurait eu la tête coupée pendant la révolution). Je ne fais jamais rien je crois. Hier on m’a dit : "Tu ne peux pas tout faire, tu dois renoncer à certaines choses". Mais la maladie, la décision d’un·e supérieur·e hiérarchique nous empêchent déjà de le faire. Je veux donc toujours avoir un truc à faire. NDLR : Dormir n’est pas faire un truc, c’est la nature qui nous l’impose comme la cire d’oreille.
Dans cette boîte, c’est la 1ʳᵉ chose que je me suis dit : "Mais tu ne vas rien faire". Et en fait si, cela m’a permis de faire un truc sans rien faire.
C’est drôle, j’ai adoré parler de boîte, de ce cycle, de cette idée, de cette chaîne de solidarité alors que c’est un moment seul. Mais à la sortie, j’ai la sensation que je ne veux pas en parler, je veux garder cette heure pour moi. Ce que j’ai pu y penser. Ces pensées d’abord réfléchies, puis troublées, mi-conscientes, mi-inconscientes, quand le sommeil vient (oui il est venu, mais je ne l’ai laissé me cueillir que lorsque j’avais assez veillé).
J’ai trouvé ça court. J’aurais voulu commencer dans la nuit noire, pour me rappeler un lever de soleil sur la montagne dans le Jura, des fêtes en Suède où la nuit est si courte qu’on voit le lever et le coucher du soleil.
J’aurais voulu être assis là avec mes deux filles, je crois qu’on se serait dit d’autres choses. J’aurais voulu être assis dans cette boîte avec mes parents, je me demande ce qu’on aurait à se dire.
J’aurais voulu poser ma tête sur son épaule.
C’est mieux d’écrire que beaucoup de choses, comme dormir.
À bientôt