
Fatima
Veiller sur la ville ou plutôt veiller sur soi.
Je suis venue pour voir un nouveau jour se lever et je me suis surprise à découvrir un autre moi, plus authentique, plus vrai, plus vivant.
Dans le calme de cette heure que l’on ne sent pas s’écouler, le tumulte habituel de l’esprit cesse d’un coup. La ville au loin, on la devine en ébullition, mais dans cette bulle en suspens, on prend le temps d’apprendre que notre silence intérieur peut faire taire le vacarme ambiant, et qu’il suffit parfois de lever les yeux au ciel pour s’échapper, quelques secondes, juste assez, pour se ressourcer. On s’écoute, on se sonde et, l’espace d’une heure, on se retrouve avec nous-mêmes, on se sent vivre et exister. J’ai respiré, j’ai pleuré, j’ai souri, j’ai dansé, j’ai aimé chaque seconde où j’étais avec moi, juste moi, et la ville qui s’étendait au loin et à perte de vue.
Un ravissement des sens, une ode à la paix intérieure, le tout dans le silence.