
Diane
La chaleur est inattendue, la lumière éblouissante et l’odeur du sapin m’entravent.
Le vagabondage de la pensée peut commencer. Ce qui est visible, c’est d’abord la nuée de moucherons qui se collent à la vitre, forment des nuages.
Comment on tient pendant une heure debout ?
Quelle est la position du corps ?
Comment est ma respiration ?
Quelles sont les couleurs des arbres ?
La forme du bâtiment en face est bizarre.
Des allers et venues entre le très proche et le très loin, le tas au loin, les avions dans le ciel. Ce va-et-vient de la pensée est agréable. Le temps paraît à la fois long et étrange. On a rarement une heure de libre. Le temps devient long et puis je regarde plus en détail ce buisson, pas tout à fait vert mais avec des nuances de violet. Et ces disques dans les arbres, je viens de m’en apercevoir. Ce temps permet de voir, de rentrer dans le détail et la nuance. J’ai envie de bouger, des fourmis commencent à arriver dans mes pieds. Au loin, un bâtiment avec des couleurs, qu’est-ce que c’est ?
Le soleil décline, quelle heure est-il ? Toujours cette question au fond de moi ! Et puis je me retourne et c’est bientôt la fin. La lumière déclinante se reflète dans les bâtiments, je me verrais bien dans ce jardin plus tard.