
Claudia
J’ai de la chance.
Le soleil s’est levé très tranquillement, d’abord sur un bâtiment miroir, puis sur les quelques avions présents.
Rapidement, à mesure que le ciel prend couleurs, la danse libre de tous les oiseaux commence.
J’ai de la chance que le ciel soit si clair, les rues si calmes, que j’aie pu entendre le son du retour des oies sauvages. Elles firent le tour de l’abri et j’ai pu voir ces sept créatures s’installer au bord du jardin potager.
Puis ce fut le tour d’un lapin de faire son entrée matinale, il cède sa place à un couple de perruches, qui elles-mêmes cèdent la leur à un couple de pies.
Je pensais veiller sur la ville que je ne connais pas mais finalement, après avoir observé les bâtiments inertes, les transports vrombissant, il restait le plus important :
La nature existe encore et j’ai eu la chance d’observer, de veiller, d’écarter son éveil vers les minuscules humains.
Merci la vie, merci Saint-Ouen !