
Arina
Au lever du soleil t’étais tellement vulnérable, Paris, comme un homme avec qui tu passes la meilleure nuit ; le matin il est pur, presque vierge.
Je sais que t’as pleins de péchés, Paris, cependant, tu restes toujours à la hauteur.
Ma ville adoptive, j’ai jamais eu de soucis avec toi.
Après plusieurs mois d’absence, je t’avais retrouvé comme avant et j’ai pleuré. Comment est-ce que j’ai pu te laisser, te tromper ? Pas de culpabilité, plutôt de la frustration. J’ai eu énormément de pensées durant ce temps, j’ai pas de réponses à tout ; néanmoins, c’était une expérience enrichissante. J’absorbais ta lumière, tes bruits, tes habitants, tes magasins qui s’ouvraient vers la fin. Je vivais le moment le plus intime avec toi, Paris.
PS : j’avais aussi cette question durant la veille : si les prisonniers étaient placés dans des cellules comme cela, avec la même vue qui venait droit au cœur, est-ce que leur vie serait meilleure ? Est-ce qu’ils auraient plus de chance de retrouver leur place dans la société après ?