
Annie
Et voilà !
En entrant, cette odeur de bois, cette sensation d’arriver dans un lieu où je vais habiter un court moment mais y vivre quelque chose.
Cette vitre devant, qui me donne presque le vertige, en m’avançant vers le vide. Ce vide emplit de jardins et de verdure.
Ces petits moulins à vent, sans cesse en action, attirent mon œil par intermittence.
Les nuages, le ciel et ces oiseaux, ces avions silencieux aux trainées blanches.
Quelques bruits côté rue que je n’entends pas vraiment et ces horribles tours que je décide de ne pas voir.
Comme par enchantement, le soleil fait son apparition en boule scintillante et joue à cache-cache derrière les feuilles d’un arbre en mouvement. Je ne vais plus le quitter du regard. Or qui clignote et éclaire un tableau de nuages beaux comme des dunes, comme la mer ou les volutes d’un volcan.
Le soleil se glisse derrière ce paysage toujours changeant pour filer vers le sol et ne laisser que ces dernières lueurs.
Nuages sombres mêlés de couleurs feu, presque violets, bruns, ocres.
Les jardins s’assombrissent et se mettent en veille.
Quelques lumières dans les tours.
Une heure en contact avec la nature urbaine.
Une heure en pensée avec quelques personnes, mais le présent me ramenait à l’instant.
Une heure comme un jeu
Une heure de parenthèse, dans une bulle
Une heure pour moi et le monde
Merci de cette expérience