
Anne Charlotte
Tout d’abord l’agitation du parc, les cris des enfants, le crissement du gravier sous les pas des coureurs, les conversations des promeneurs et surtout les chants des oiseaux. Les perruches, toujours les plus bruyantes qui se courent après. Les pies qui jouent dans les jardins partagés entre les girouettes. Les pigeons qui foncent vers la vitre et détournent leur vol au dernier moment. Les merles, les corneilles, les pinsons qui volent en tous sens.
Puis progressivement avec le soleil qui descend et dont je sens la course dans le reflet des vitres des immeubles, le calme et le silence qui s’installent. L’obscurité naissante rend le rectangle lumineux plus visible, comme une porte, un passage vers un ailleurs.
Dans les derniers rayons rosés du soleil se déploie le ballet des hirondelles, fines fusées qui me renvoient aux soirées d’été de mon enfance.
La veille s’achève et j’ai voyagé sur place dans mes souvenirs et mon avenir.
Merci.