
Anaïs
J’ai ressenti des sentiments ambivalents pendant cette veille unique et exceptionnelle : un moment privilégié et un moment de frustration extrême, et même de l’apaisement et un grand stress. Je m’explique. Au tout début de ma veille, un incendie s’est déclaré rue de Chaligny avec beaucoup de fumée noire… que faire en tant que veilleur ? sonner ? appeler les pompiers ? rien de cela.
J’ai été simplement inquiète pour les personnes inconnues en train de vivre cet incendie tout en m’en remettant à la rapidité des pompiers et des policiers.
Quelques minutes d’angoisse puis une retour au sentiment d’apaisement immense ressenti dès que la porte de la “boite” a été refermée par ma gentille accompagnatrice. Quelles 60 minutes précieuses ! Avec moi-même et cette ville, Paris, où je suis née et où j’habite depuis 47 ans. Que les toits semblent presque statiques, immuables, alors que les gens s’affairent et courent dans les rues en bas comme des fourmis. Être si haut, à hauteur de nuage et d’oiseau, quel bonheur unique !
Je me sens particulièrement privilégiée d’avoir pu participer et vivre cette expérience. Mille mercis !