
Alice
On se sent si petit du haut de la cabane et à la fois à la plus jolie place. Un passant est en retard. Une terrasse au soleil. La coulée verte qu’on remarque soudain, cet immeuble qu’on aime regarder depuis la coulée verte. Celui avec les torses sculptés. Une fenêtre s’ouvre. On secoue les draps. Les Mercuriales dont je connais si bien la vue du 25ème étage. Le Centre Pompidou (je crois). Un coup de fil depuis un balcon. L’arrivée et le départ d’un train, puis d’un autre, depuis la gare de Lyon. Le rocher du zoo de Vincennes dans l’ombre, puis dans la lumière, puis dans l’ombre. Les nuages se teintent de rose. Oh, la tour Montparnasse. Elle était là depuis le début pourtant. J’observe un cycliste aux baskets très blanches, ça aurait pu en être un autre mais surprise il s’arrête, et lève son téléphone dans ma direction. J’imagine que l’on se regarde. Je souris (pour la photo). Il est rejoint par deux passants qui m’ont remarquée à cause de lui, ils se mettent à me faire de grands coucous. J’en ai fait de timides en retour. Je souris. On méprise beaucoup les pigeons mais ils ont la belle vie. Les fenêtres commencent à s’éclairer., les intimités se dévoilent. C’est l’heure de faire à manger. Au loin une fête foraine apparait, un manège à sensation. J’imagine les hurlements. La lune, presque pleine. Un morceau de périphérique. Le soleil ardent, très rouge, ça doit être la fin bientôt. J’ouvre grand les yeux. On ne voit qu’une infime partie de ce que nos yeux regardent (ou l’inverse). On vient me chercher. C’était merveilleux. Merci !