
Alain
jeudi 10 juillet 2025 à 20 h 53
Courir pour être à l’heure
puis rester immobile
l’heure
est un leurre.
Le temps qui passe
ce sont des gens
en moins
sur les bancs.
Puis des conversations
debout
et puis des enfants
qui courent.
Les immeubles immobiles
la nature mobile
entre deux
les gens.
Dans la vitre
le reflet du cadre lumineux
la ville en tableau
accroché sur le ciel.
Côté clair
côté sombre
pour le prochain Veilleur
l’inverse.
Veiller
c’est à temps complet.
La Terre tourne
dit-on
mais la ville
est immobile.
Le sommeil
oubliera
pas le Veilleur.
Le soleil se couche
vient la crainte de l’inexorable
dans les jardins
les éoliennes colorées se figent.
21h53